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La voiture volante, c’est pour bientôt : «On la fera voler d’ici un an»​

AFRIQUE & MONDE  /  25 Jan 2020

A l'avenir, vous pourrez peut-être échapper aux embouteillages en ...volant.

Le mythe de la voiture volante, qui s'échappe de la route lorsque les conditions ne sont pas favorables, ou qui coupe à travers champs, sera peut-être bientôt réalité grâce à 2 projets innovants: le concept de voiture-avion de la société américaine Terrafugia et le concept de voiture-hélicoptère d'une société neerlandaise.

Paris-Blois en une demi-heure ? Ce n’est plus de la science-fiction. Une start-up française doit présenter cette année un prototype de voiture volante capable de le faire.

Il n'y a pas que Franky Zapata, conquérant de la Manche cet été aux manettes d'une planche volante baptisée Flyboard, qui tente de mettre au point, à quelques encablures de Marseille, une voiture volante. Du côté de Lyon aussi, on planche sérieusement sur le véhicule digne du « Cinquième élément ». Une start-up du Rhône peaufine le lancement de Fleasy, contraction de « fly » (voler) et « easy » (facile), un aéronef autonome capable de décoller et d'atterrir n'importe où.

Ces prochains jours, ses concepteurs, lauréats d'un concours d'innovation, s'envoleront vers Boston aux Etats-Unis pour rencontrer des investisseurs américains. D'ores et déjà, un modèle réduit à l'échelle 1/5 a été fabriqué, fruit de plusieurs années de recherches aux côtés de l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (Supaéro).

Les tests se sont avérés prometteurs. Grâce à une levée de fonds de 1 million d'euros, un prototype grandeur réelle verra le jour ces prochains mois alors que l'Agence européenne de la sécurité aérienne doit publier, cette année, les règles d'intégration au ciel de ces nouvelles fusées. « On le fera voler d'ici un an », promet Jérôme Persiani, cofondateur de Fleasy et courtier en assurances spécialisé dans l'aéronautique. Une équipe de quatre cerveaux dont deux ingénieurs chevronnés et un as des mathématiques se triturent plus que jamais les méninges.


Du transport de marchandises dans un premier temps
Ce drone géant décolle à la verticale grâce à ses huit hélices à la manière… d'une libellule. Une fois dans les airs, il pivote d'un quart de tour pour se déplacer à l'horizontale comme un avion biplan. Entre les deux ailes qui donnent de la portance figure une bulle transparente, une sorte de cockpit pouvant abriter deux passagers ou 200 kg de fret. L'équipe travaille également sur un second modèle plus spacieux accueillant cinq personnes.

« Avant de mettre un humain à bord, on va attendre d'avoir quelques heures de vol », prévient le patron. Dans un premier temps, trois ans normalement, la machine ne transportera que des marchandises dans des zones difficiles d'accès à l'instar de la « livraison de pièces lourdes à destination des plates-formes éoliennes offshore » ou « l'acheminement de ravitaillement auprès de populations isolées lors de catastrophes naturelles ».