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Washington veut réduire sa présence militaire en Afrique et au Proche-Orient

AFRIQUE & MONDE  /  14 Jan 2020

À Pau, les dirigeants des pays participants au sommet du G5 Sahel ont tenu à exprimer dans un communiqué commun leur « reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les États-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité ». Ces propos font suite à l’annonce d’une réduction des forces américaines en Afrique et au Proche-Orient par le général Milley, chef d’état-major des armées américaines, qui est ce mardi et ce mercredi à Bruxelles pour une réunion du comité militaire de l’OTAN avec ses homologues.
Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Le général d’armée Mark Milley confirme des indications de plus en plus convergentes depuis le mois de décembre : les ressources militaires des États-Unis pour l’Afrique et le Proche-Orient pourraient être d’abord réduites puis rapatriées ou redéployées vers le Pacifique.

Le chef d’état-major des armées, au sommet de la hiérarchie militaire des États-Unis, affirme que toutes les options envisagées l’ont été en concertation avec les alliés.

Ce n'est pas du tout une surprise...

Jeff Hawkins, ancien ambassadeur américain en Afrique et chercheur à l'IRIS à Paris.
14-01-2020 - Par Achim Lippold


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Le commandement militaire américain pour l’Afrique, Africom, a été créé en 2007. Son état-major est en Allemagne, mais sept mille hommes sont stationnés en Afrique dont la moitié à Djibouti. Deux mille autres soldats sont déployés dans des missions de formation au bénéfice d’armées nationales. Parmi les projets à l’étude pourrait figurer la fermeture de l’imposante base de drones de l’armée de l’air américaine à Agadez au Niger.

La motivation des États-Unis serait de réorienter les forces pour faire face à la Chine et à la Russie. Ces deux pays sont pourtant de plus en plus en plus présents en Afrique, avec par exemple le contingent chinois à Djibouti ou les militaires russes en Centrafrique.

Ca ne pourrait que laisser un trou parce qu'il y a des moyens américains qui ne sont pas facilement remplaçables...

Jeff Hawkins, ancien ambassadeur américain en Afrique et chercheur à l'IRIS à Paris.

Avec RFI