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Italie: dans la rue comme sur la toile, les sardines en banc contre l'extrême-droite

AFRIQUE & MONDE  /  2 Dec 2019

Fondé par quatre amis trentenaires à Bologne, il y a deux semaines, le mouvement des sardines est déjà parvenu à mobiliser des dizaines de milliers de personnes sur les places d’Italie, grâce aux réseaux sociaux. Les sardines ont pour objectif de lutter pacifiquement contre les partis d’extrême-droite, notamment la Ligue de Matteo Salvini.

de notre correspondante à Rome,

Elles défendent l’idée d’une société libérée de la haine et de la violence. Samedi 30 novembre, des milliers de sympathisants se sont rassemblés à Florence. Dimanche 1er décembre, les sardines, qui ont été rejointes par le célèbre écrivain Roberto Saviano, ont envahi l’immense place du Dôme de Milan.

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La force de mobilisation de ce tout nouveau mouvement peut s’expliquer par le moteur turbo des sardines, qui se rassemblent en bancs serrés comme ces petits poissons, d’où le nom du mouvement. Ce moteur, ce sont les plateformes de communication digitale, utilisées pour passer du virtuel au réel. En l’espace de deux semaines, la page Facebook « l’archipel des sardines » compte déjà 170 000 membres et les discussions se succèdent en continu.

Cela va du sens à donner à ce mouvement qui ne suit aucun parti, inspiré des principes de l’antifascisme et clairement anti-Salvini, dont les appels à manifester passer par des photos drôles et touchantes. Comme celle postée par une sociologue de 84 ans, qui porte une robe longue en forme de sardine, par solidarité envers le mouvement. Et puis, il y a de nombreux messages d’espoir, comme celui-ci : « J’ai cinquante ans et c’est la première fois que je manifeste car je me sens dans une communauté vivante ».

Accroître leur visibilité

Twitter est particulièrement utilisé durant les manifestations, dont la première s’est tenue à Bologne le 14 novembre. Par exemple, on pouvait lire ce tweet d’un étudiant à Florence, « Nous sommes lassés de la haine », qui a été retweeté plus de 1000 fois en trois heures. Il y a aussi des groupes qui se créent sur WhatsApp. Et Instagram est très utilisé pour poster des vidéos, filmées durant les flash-mobs.

Avec RFI