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Usine Lubrizol à Rouen: «importants» taux de dioxine mais «sous les seuils»

AFRIQUE & MONDE  /  9 Oct 2019

Selon la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, des taux de dioxine « plus importants que la normale » mais « en dessous des seuils de toxicité » ont été relevés le jour de l'incendie de l'usine Lubrizol à 15 km de Rouen.

Selon des résultats de l'organisme Atmo Normandie cités par la radio France Info, des taux de dioxine quatre fois supérieurs à la normale ont été enregistrés dans la commune de Préaux (nord-est de Rouen). « Nous verrons si ces chiffres sont retrouvés sur plusieurs prélèvements sur le long terme puisqu'il s'agit d'un prélèvement au moment de l'incendie », a commenté Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, sur France Info.

« En dessous des seuils admis de toxicité »

« C'est plus important que la normale mais ça reste (...) en dessous des seuils admis de toxicité », a encore dit Mme Buzyn. « Nous nous rendons à Rouen avec (le ministre de l'Agriculture) Didier Guillaume et (la ministre de la Transition écologique) Élisabeth Borne en fin de semaine, de façon à installer le comité de suivi (...) où la totalité des résultats dont nous disposons seront rendus public et clairement expliqués », a poursuivi Mme Buzyn.

Selon elle, « il y aura (...) une image complète de la situation lors de ce point avec le comité de suivi, qui comprend des élus, des citoyens, des experts, des associations non gouvernementales ». Les agences sanitaires sont maintenant chargées d'« évaluer le risque sanitaire pour les populations » sur la base de « tous les prélèvements que nous aurons », a expliqué la ministre.

Établir une « cartographie des risques »

« En fonction de cette évaluation du risque, il y aura un suivi des populations ou pas, c'est aux agences sanitaires, sur la base de tous les résultats, de m'expliquer s'il y a des choses supplémentaires à faire pour la population rouennaise ou sous le panache », a-t-elle dit. « Les agences travaillent sur la totalité des prélèvements pour évaluer prélèvement par prélèvement, toxique par toxique (et) savoir s'ils sont respirés, ingérés dans l'alimentation ou pas » afin d'établir une « cartographie des risques », a précisé Mme Buzyn.

Jeudi 26 septembre, un gigantesque incendie a détruit 5 253 tonnes de produits chimiques chez Lubrizol, une entreprise de produits chimiques classée Seveso seuil haut. L'incendie a aussi touché trois entrepôts de son voisin Normandie Logistique qui stockait plus de 9 000 tonnes de produits sur son site.

Avec AFP et RFI