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Burundi : le CNDD-FDD, plus tout-puissant que jamais

GUIN�E  /  19 Jul 2021

Plus d’un an après la disparition de Pierre Nkurunziza et l’investiture d’Évariste Ndayishimiye, le parti présidentiel ne semble ni s’ouvrir ni vouloir changer de ligne… et continue de concentrer tous les pouvoirs.

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En ordre de marche, derrière le chef. Rien n’a vraiment changé au sein du Conseil national pour la défense de la démocratie-Force de défense de la démocratie (CNDD-FDD) qui, depuis 2005, concentre les pouvoirs au Burundi. La révision constitutionnelle de 2018 – mettant fin aux obligations de concertation et d’inclusion de l’opposition – a encore renforcé son contrôle sur les institutions du pays, alors que la disparition inattendue, le 8 juin 2020, de l’ancien président Pierre Nkurunziza, n’a fait qu’élever davantage ce dernier dans le panthéon du parti, et donc de l’État, tant les deux semblent s’être confondus au fil des ans.

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Le jour de sa mort est d’ailleurs devenu férié pour les Burundais, appelés à commémorer chaque année celui qui est très officiellement consacré « guide suprême du patriotisme », « en reconnaissance de son engagement pour la défense et la souveraineté nationale », comme le dispose la loi adoptée par le Parlement le 4 juin dernier.

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