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Vers une guerre civile en Guinée / Labé dévient Benghazi de Libye ???? OUI, selon le Gouverneur Madifing Diané

GUINÉE  /  24 Jan 2020

Madifing Diané : « C’est la guerre qui a commencé dans la ville »

La ville de Labé est encore sous tension, ce jeudi, 23 janvier 2020.

Des échauffourées ont éclaté entre forces de l’ordre et jeunes manifestants, qui semblent décidés à intensifier la résistance active et permanente, conformément au mot d’ordre du FNDC.

Joint par notre rédaction à cet effet, le Gouverneur de la région administrative de Labé, Madifing Diané, a laissé entendre que c’est une guerre qui vient de commencer dans la ville de karamoko ALPHA mo Labé

«C’est la guerre qui a commencé dans la ville de Labé, ils sont armés, ils sont dans la ville. Ils tirent et ce sont les manifestants qui tirent », a-t-il sèchement laissé entendre, avant de raccrocher l’appel.


Une fille touchée par balle au niveau du pied (Cellou Baldé)

La tension est vive ce jeudi, 23 janvier 2020 dans la ville de Karamoko Alpha Mo Labé.

Des jeunes qui ont pris d’assaut le gouvernorat se sont vus repoussés par les forces de l’ordre, appuyées par des militaires déployés dans la zone.

Dans ces accrochages, une jeune fille a été atteinte par une balle au niveau du pied, confie le député uninominal de Labé, joint au téléphone.

« Une fille a été atteinte par balle et se trouve à l’hôpital régional de Labé. Les agents des forces de l’ordre se sont même permis de rentrer dans l’hôpital pour jeter du gaz lacrymogène et tirer à balle réelle. Mais les populations sont déterminées à voir le départ de Madifing et il partira car son départ est imminent à Labé, même s’il a décidé de tuer la population », a mentionné Cellou Baldé.

Deux jeunes tués dans les manifestations de ce jeudi

Le premier qui a succombé à ses blessures se nomme Alpha Oumar Barry, âgé d’une vingtaine d’années.

Selon nos informations, il a été touché par balle au niveau de sa poitrine avant de rendre l’âme peu de temps après.

Ce qui a irrité Younoussa Baldé, membre de l’antenne locale du front national pour la défense de la constitution, qui met en cause le gouverneur de Labé : « actuellement les hommes de Madifing Diané sont entrain de semer la terreur, dans la ville de Labé. C’est des tirs à balles réelles qu’on est en train de vivre ici, donc la population a décidé de ne pas reculer, surtout les jeunes. Il met en exécution les menaces qu’il a proférées depuis que cette résistance active a été lancée par le FNDC. Il va prendre les pots cassés de tout ce qui adviendra », a-t-il prévenu

Un autre jeune a également perdu la vie cet après-midi a-t-on appris de sources concordantes

Cellou Baldé décoiffe le Gouverneur de Labé : « Madifing Diané est un homme de complot »

Cellou Baldé, ex député uninominal de Labé, n’a pas tardé à réagir aux déclarations faites par le Gouverneur de la région de Labé, déclarations dans lesquelles, il affirmait que « ce sont les manifestants qui tirent dans les rues ».

Pour ce haut cadre de l’UFDG, c’est plutôt le Gouverneur Mading Diané qui a déployé l’armée pour sévir contre les jeunes manifestants.

Il accuse le Gouverneur de Labé, d’être un ‘’homme de complot« .

« C’est grave ce qu’il a dit. En ce moment, c’est l’armée qui est en train de sévir dans la ville avec des tirs à l’arme automatique. On ne sait pas quels manifestants a une arme automatique à Labé. Les manifestants et l’armée sont en accrochage au niveau du gouvernorat. Madifing est un homme de complot. Comment est-ce qu’il peut affirmer que ce sont les manifestants qui sont en train de tirer ? », a-t-il fustigé.

Cellou Baldé a par ailleurs rappelé que le gouverneur Madifing Diané, a déjà à son compte trois cas »d’assassinats », avant d’exiger le départ de celui-ci.

L’ambulancier de l’’hopital regional (3ème victime), a aussi été tué ce jeudi

A Labé, la journée de ce jeudi a enregistré une nouvelle victime, la troisième en l’espace de quelques heures.

Selon un habitant, Maitre Djouma, parti chercher le corps de Mamadou Kossa Kanté, mecanicien de profession à la mosquée, aurait reçu des balles pendant qu’il conduisait le véhicule de corbillard. Il aurait ainsi succombé à ses blessures peu de temps après. Son corps est actuellement à la morgue de l’hopital regional.

La ville reste pour l’instant, sous tension. Des tires de sommation retentissent un peu partout.

Labé: le gouverneur Madifing Diané serait réfugié au camp

Face à l’escalade des violences ce jeudi, le gouverneur de la région de Labé aurait été conduit sous escorte militaire au camp. L’information a été confirmée par plusieurs sources contactées par mosaiqueguinee.com.

Madifing Diané a déclaré qu’il est toujours à Labé.

A propos de l’exacerbation des scènes de violences ce jeudi, Madifing considère qu’il s’agit de loubard armés qui se sont attaqués à tout le monde.

Accusé d’avoir réquisitionné l’armée par des citoyens, le gouverneur de Labé a répondu en ces termes : « Si je pouvais même réquisitionner des anges, je l’aurais fait », a-t-il déclaré.

La ville reste pour l’heure sous tension. Les habitants terrés dans leurs concessions.

Les manifestants exigent le départ du gouverneur

Les échauffourées entre force de l’ordre et jeunes se poursuivent dans la ville de Labé.

Le siège du gouvernorat a été pris d’assaut cet après-midi. Les manifestants exigent désormais le départ de Madifing Diané, qu’ils accusent d’avoir franchi les limites en militarisant la ville.

A en croire le coordinateur de l’antenne local du FNDC, le gouverneur n’est plus en mesure d’exercer ses fonctions dans cette ville, d’où l’exigence de son départ.

« … D’abord, il a violé tout le règlement qui indique comment une zone doit être militarisée. Donc il a fait de son gré pour sa sécurité et pour sécuriser aussi des personnes qui sont proches du pouvoir. Ça montre à suffisance qu’il n’est pas là pour l’intérêt de Labé. Nous demandons purement et simplement son départ. C’est à l’issue de ces revendications, que les échauffourées ont éclaté », a-t-il indiqué pendant notre entretien ce jeudi 23 janvier 2020.

Comme la révolte et la répression de Benghazi ont été à l'origine de la guerre civile et l'intervention militaire internationale de 2011 en Libye, la désobéissance civile, la révolte et la répression de Labé va-t-elle elle aussi déclencher une guerre civile longtemps frôlée par la Guinée sous très hautes tensions depuis 2006 dans les différentes luttes sanglantes pour d'abord se débarrasser de Lansana Conté ensuite le putschiste Dadis Camara et aujourd'hui celui qui se dit "premier président démocratiquement élu" Alpha Condé au forçage d'un meurtrier 3ème mandat cette année 2020 ?

OUI, selon le Gouverneur de la région administrative de Labé, Madifing Diané

La première guerre civile libyenne, ou révolution libyenne, est un conflit armé issu d'un mouvement de contestation populaire, assorti de revendications sociales et politiques, qui s'est déroulé entre le 15 février 2011 et le 23 octobre 2011 en Libye. Il s'inscrit dans un contexte de protestations dans les pays arabes et est à l'origine de l'intervention militaire internationale de 2011 en Libye. Comme les révolutions tunisienne et égyptienne, le mouvement trouve son origine dans un mouvement de protestations, réclamant plus de libertés et de démocratie, un meilleur respect des droits de l'homme, une meilleure répartition des richesses ainsi que l'arrêt de la corruption au sein de l'État et de ses institutions26,27. Mouammar Kadhafi, le « Guide de la Révolution » de la Jamahiriya arabe libyenne, est au début de 2011 le plus ancien dirigeant du monde arabe en fonction : il est à la tête de la Libye depuis le 1er septembre 1969, soit près de 42 ans de règne.

Les principaux mouvements ont d'abord eu lieu dans des villes de Cyrénaïque (à l'est) : à El Beïda, Darnah et surtout Benghazi, puis s'étendent dans pratiquement toutes les grandes villes du pays et à Tripoli, la capitale. Plusieurs intellectuels qui s'étaient rangés aux côtés des manifestants ont été arrêtés et pour la plupart jugés. De hauts dignitaires religieux appellent dès février à la fin du régime28.

La répression des opposants prend un tour sanglant entre le 15 et le 17 février à Benghazi, le pouvoir durcissant la répression des manifestants29. Les manifestations se muent alors en révolte armée : le régime de Kadhafi est abandonné par une partie de ses cadres et les insurgés forment un Conseil national de transition. Les troupes de Kadhafi reprennent cependant le terrain face aux insurgés. Le 10 mars 2011, le président français Nicolas Sarkozy reçoit à Paris les représentants du conseil national de transition et est le premier chef d'État à reconnaître officiellement cet organe de l'insurrection comme seul représentant de la Libye. Il lance une bataille diplomatique avec l'aide du Premier ministre britannique David Cameron dont l'issue victorieuse se traduira par l'adoption de la résolution 1 973 du Conseil de sécurité des Nations unies, autorisant des frappes aériennes contre les forces de Kadhafi pour la protection du peuple libyen30. Elle est mise en œuvre par une coalition internationale le 19 mars 201131. Le 23 mars 2011 le président Nicolas Sarkozy déclare :

« Si Kadhafi était entré dans Bengazhi, Srebrenica à côté serait passé pour un non-événement[…]. L'Europe elle n'avance pas sans l'Allemagne; mais pour la défense, on avance avec les Anglais[…]Le deuxième objectif de cette opération en Libye, c'est toute la question de nos relations avec les pays arabes réussissant leur marche vers la démocratie[…] et puis la troisième chose, ce sont les valeurs de la France. Si nous n'avions pas fait ça, ç'aurait été une honte32. »

Durant plusieurs mois, pro et anti-kadhafistes prennent à tour de rôle l'avantage au gré d'offensives et de contre-offensives. Fin août 2011, une offensive décisive permet la prise de Tripoli, ce qui entraîne la fuite de Mouhammar Kadhafi et de ses proches et l'accélération de la reconnaissance internationale de la légitimité du CNT.

Les combats se poursuivent ensuite autour des derniers bastions kadhafistes. Le 20 octobre 2011, Syrte, le dernier d'entre eux, tombe aux mains des forces du Conseil national de transition et Mouammar Kadhafi est tué33. Le 19 novembre suivant, son fils, Saïf al-Islam, est arrêté au sud de la Libye par des combattants du CNT34.

Le 23 octobre 2011 à Benghazi, le président du CNT Moustafa Abdel Jalil proclame la « libération » de la Libye, mettant officiellement fin à la guerre civile qui durait depuis huit mois35.