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Le Lapin et la Carpe / Chacun cherchant à tromper l'autre / Un dialogue politique ridicule s'ouvre encore et encore à Conakry

GUINÉE  /  7 Dec 2019

Le dialogue politique inter-guinéen, a bien débuté, ce jeudi 05 décembre, à Conakry.

Assez de nouveautés, caractéristiques de cette autre retrouvaille entre les hommes politiques, en vue d’une bonne organisation des élections législatives.

D’abord, il y a le lieu qui a changé. Des locaux du ministère de l’administration du territoire, les débats se transportent dans la salle des actes du palais du peuple.

Aussi, et sans surprise, le ministre de tutelle, Bouréma Condé, l’ancien bourreau des militants du RPG, qui a fait preuve d’assez de zèle dans ses déclarations ces derniers mois, a été logiquement récusé et mis à l’écart de la conduite du processus.

Il est remplacé par l’un des conseillers du premier ministre. Comme pour dire que Kassory Fofana, accusé d’être absent sur ce terrain, décide désormais de prendre, personnellement, les choses en mains.

C’est pour qu’à terme, qu’il soit le seul et réel responsable de la réussite ou d’une éventuelle déconvenue qui adviendra.

Puis, les visages ont changé. Surtout du côté de la mouvance, ce fût un véritable chambardement.

Le jeune juriste directeur du fer, Souleymane Traoré, reconnu très pondéré et le tout bouillant président du groupe parlementaire, Amadou Damaro Camara, tous du RPG Arc-en-ciel, font les frais du réaménagement voulu, par celui qui est, constitutionnellement, le responsable du dialogue social dans le pays.


Certainement, une composition élargie aux partis alliés.

Ils sont remplacés par le président de l’UPR, Bah Ousmane, qui apparaît pourtant indolent, par le ministre secrétaire général à la présidence, Kiridi Bangoura et de l’habitué des rencontres du genre, président de l’UFC, Aboubacar Sylla.

La présence de ce dernier, dans les rangs de la mouvance, passionne les débats et attire la convoitise des médias.

Sa personnalité de grand orateur, d’homme pondéré, de technocrate doublé de politique ne s’inscrivant jamais dans le discours clivant à relent régionaliste, n’en demeurent pas moins des raisons.

Les militants et responsables du RPG Arc-en-ciel, montés sur leurs grands chevaux, ayant appris l’éviction de celui qui exprime mieux dans les débats leur volonté, en l’occurrence Amadou Damaro, en sont aussi dissuadés.

À préciser que l’opportunité et l’importance de ce dialogue, qui se tient dans un contexte d’intolérance et d’incompréhension socio-politique, ne sont plus à démontrer.

Il sonne comme le signe d’un début de dégel de la situation, socio-politique, qui était jusqu’ici très tendue.

Avec Mosaique Guinée