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Le FNDC et les leaders politiques de l'opposition enterrent encore 8 Guinéens tués par balles en protestant contre un 3ème mandat (Liste)

GUINÉE  /  7 Dec 2019

Hôpital Sino-Guinée : départ du cortège funèbre des victimes des dernières manifs du FNDC

Les corps des 8 victimes de la marche du 14 novembre dernier, viennent d’être embarqués de l’hôpital Sino-Guinée, direction la mosquée de Bambéto où la prière mortuaire doit être effectuée.

Des militants, familles et proches de victimes, fortement mobilisés, accompagnent à pied, comme d’habitude ces corps, pour la mosquée avant de rejoindre leurs dernières demeures.

En larmes et en pleurs, ces hommes et femmes, partisans du FNDC, dénoncent les tueries lors des manifestations politiques, depuis plusieurs années.

Voici les noms et prénoms des victimes :

1 – Mohamed Cherif Bah (16 ans)

2 – Abdoul Aziz Barry (17 ans)

3 – Mohamed Sylla (15 ans)

4 – Alpha Souleymane Diallo (19 ans)

5 – Abdourahmane Diallo (19 ans)

6 – Mouctar Diallo (20 ans)

7 – Mamadou Oury Barry (32 ans)

8 – Abdourahime Diallo (18 ans).

Arrivée des corps à la mosquée de Bambéto

Après la levée des corps à l’hôpital Sino-Guineen de Kipé, le cortège funèbre des 8 jeunes tués lors des récentes manifestations du front national pour la défense de la Constitution (FNDC) vient d’arriver à la mosquée de Bambeto dans la commune de Ratoma en banlieue de Conakry.

Quatre de ces jeunes avaient été tués par balles au cours d’une marche funèbre le 4 novembre dernier et les autres sont tombés sous les balles des forces de l’ordre les 14 et 15 novembre en marge d’une manifestation du FNDC.

Avant la prière funèbre et l’enterrement au cimetière des martyrs de Bambeto, c’est la lecture du Saint Coran qui est en cours (13 heures 50).


Le cortège funèbre transportant les 8 corps des victimes des dernières marches du FNDC, vient d’arriver à la mosquée Bambéto où la prière funèbre doit s’effectuer.

Sur le chemin de l’hôpital Sino-guinéen à cet endroit, aucun heurt n’a éclaté entre marcheurs et forces de l’ordre, contrairement à la dernière marche funèbre.

D’ailleurs, il faut noter tout de suite que des agents n’étaient pas visibles sur tout le long du trajet.

Tout de même, des échanges plus ou moins chauds ont eu lieu entre certains marcheurs et des gardes de l’ambassade des États-Unis d’Amérique en Guinée.

Le cortège funèbre a tout de même pu continuer à pas de caméléon jusqu’à la mosquée de Bambéto sans aucun incident.

Il est a signifié, la présence de plusieurs véhicules de gendarmes au carrefour menant au cimetière où doivent être enterrés les corps.

Pour Cellou Dalein, ces « tueries » ne feront que galvaniser leurs énergies

Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo a, aux côtés de ses pairs leaders du FNDC, pris part à la levée des corps des victimes des dernières marches des opposants à l’adoption d’une nouvelle Constitution en Guinée.

Au micro de notre reporter déployé pour la circonstance, le chef de file de l’opposition, a réitéré que ces nombreuses victimes ne feront que renforcer leur lutte.

« Je suis indigné de constater que les autorités guinéennes ont estimé que ces guinéens n’ont pas le droit d’être priés à la grande mosquée alors que c’est là-bas, il y a de la grande place. Je suis aussi surpris de constater que ces victimes n’auront jamais droit à la justice. Aucune enquête ne sera menée pour tenter de trouver les auteurs des crimes et de les déférer devant la justice. Mais ceci ne peut que galvaniser notre détermination pour défendre la Constitution et pour refuser l’adoption d’une nouvelle Constitution », a-t-il martelé.

Cellou Dalein Diallo, a rejoint le cortège funèbre qui était en partance pour la mosquée de Bambéto, pour la prière traditionnelle, l’inhumation proprement dite.

Cellou Dalein Diallo déclara : « Le dialogue n’a pas à son ordre du jour, la question de Constitution »

Le dialogue politique inter-guinéen, reprenait jeudi à Conakry, après plusieurs mois d’interruption.

Un nouveau round de pourparlers, censé décrisper l’atmosphère politique, ne concernerait pas la question de nouvelle Constitution.

C’est du moins ce que vient de confier au micro d’un de nos reporters, le chef de file de l’opposition guinéenne, à l’occasion de la marche funèbre du FNDC, organisée à Conakry, ce vendredi 06 décembre.

« Le dialogue n’a pas à son ordre du jour, la question de Constitution. Nous avons dit que nous ne discutons pas de ça, parce que le référendum est illégal pour adopter une nouvelle Constitution, en tout cas dans ce contexte. C’est inopportun, ça ne se justifie que par la volonté de Monsieur Alpha Condé de ramener le compteur à zéro, pour pouvoir briguer un autre mandat. Donc, nous ne discutons pas de ça. C’est catégorique, cette Constitution n’a pas prévu de dispositions pour être abrogée. Elle peut, être amendée », a-t-il tranché.

Un militaire pris à partie à Bambéto, sa voiture calcinée

Une scène ubuesque vient de se produire au rond-point de Bambéto, alors que des partisans du FNDC, partaient enterrer les corps des victimes des dernières manifs anticonstitutionnelles.

Un militaire dont on ignore à quel corps il appartient, à bord d’une voiture de marque Nissan, a été pris à partie, par des manifestants.

Si l’homme en uniforme et les personnes à bord de son véhicule, ont pu se sauver, après beaucoup de difficultés, l’engin, visiblement une voiture neuve et son contenu, ont été réduits en cendres.

Abdourahmane Sanoh : « ne pas aller jusqu’au bout serait de trahir la mémoire de ceux qui sont tombés »

Les victimes des dernières marches du FNDC, ont rejoint leur dernière demeure ce vendredi 6 décembre, au cimetière de Bambéto, après une marche funèbre qui est partie de l’hôpital Sino-Guinéen, à la mosquée Bambéto.

Dans la matinée, plusieurs leaders du front, ont exprimé leurs ras-le-bol par rapport aux nombreuses tueries, mais aussi réitéré leur détermination à continuer le combat pour empêcher tout changement constitutionnel en Guinée.

Abdourahmane Sanoh, reste intransigeant, en ce qui concerne cette lutte, engagée il y a maintenant plus de six mois.

« Nous voudrions rassurer qu’aucun de ces assassinats ne restera impuni, il faut que cela soit très clair pour, aussi bien les commanditaires que les éléments des forces de défense et de sécurité qui, parfois, n’ont pas eu l’humanisme. Ce jour, est un jour noir et de tristesse pour notre pays. Je voudrais dire ici, pour l’ensemble du peuple de Guinée et toutes les ententes du FNDC, que ne pas aller jusqu’au bout de la victoire finale serait de trahir la mémoire de ceux qui sont tombés et ont été blessés, nous devons aller jusqu’à la victoire finale. Il faut que ce rêve dangereux et satanique, se transforme en cauchemar pour ceux qui sont entrain de le faire. La peur est déjà dans leur camp, continuons à nous battre pour que notre change a jamais », a-t-il dit.

8 jeunes opposants tués par balles inhumés à Conakry

Comme on vous l’annonçait dans l’une de nos précédentes dépêches, huit jeunes tués les 4, 14 et 15 novembre dernier lors d’une marche funèbre et en marge d’une manifestation des opposants au changement constitutionnel en Guinée ont rejoint leur dernière demeure ce vendredi 6 décembre 2019 au cimetière de Bambeto dans la commune de Ratoma en banlieue de Conakry.

Après la lecture du Saint Coran et la prière funèbre, une foule compacte a accompagné ces “martyrs” jusqu’à leur dernière demeure sans incident majeur.

Plusieurs leaders du front national pour la défense de la Constitution (FNDC) étaient présents. C’est le cas de Cellou Dalein Diallo leader de l’UFDG, Abdrahmane Sanoh Coordinateur national du FNDC, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Bailo Barry Destin en main tous membres du front étaient présents.

Après l’enterrement, des jeunes en colère ont brûlé de pneus sur la chaussée, une voiture qui appartiendrait à un homme en tenue a été incendiée au rond point de Bambeto. Aucun agent des services de sécurité n’était visible sur le terrain.


Avec Mosaique Guinée et Aminata