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Relaxé et libéré, le journaliste et leader du FNDC, Abdoulaye Oumou Sow, dit poursuivre son combat pour « libérer la République »

GUINÉE  /  22 Oct 2019

Relaxé, Abdoulaye Oumou Sow dénonce un simulacre de procès

Bien qu’il ait été relaxé pour délit non constitué à l’issue d’un procès que les condamnés qualifient d’expéditif, Abdoulaye Oumou Sow, le journaliste blogueur n’a pas caché sa déception vis-à-vis de la décision rendue par le tribunal.

Interrogé à l’issue de ce procès qu’il juge comme un simulacre, Abdoulaye Oumou Sow estime que le droit n’a pas été dit dans cette affaire.

«Nous ne pensons pas que le droit ait été dit dans cette affaire parce que nous pensons que nous n’avons pas de raison d’être en prison parce qu’il n y a pas de raison valable. Dans les débats le procureur n’avait aucun argument…je suis libre aujourd’hui, mais je sors le cœur meurtri parce que je laisse les autres camarades en prison », a-t-il indiqué.

Avec tout le temps passé en détention, le jeune journaliste dit avoir acquis beaucoup d’expériences et promet donc de continuer le combat pour la défense de la constitution au prix de toutes les âmes décédées et surtout des autres leaders qui ont été condamnés à des peines d’emprisonnement ferme.

Enfin, il a dénoncé le fait que ce soit seulement des leaders du FNDC issus de la société civile qui soient jugés alors que les leaders des partis politiques membres du FNDC n’aient même pas été inquiétés.

Le responsable de la communication du Front national pour la défense de la constitution (FNDC) a recouvré sa liberté après un séjour carcéral à la maison centrale de Coronthie. Abdoulaye Oumou Sow a été relaxé au terme d’un procès au tribunal de première instance de Dixinn.

A peine sorti de prison, il a réaffirmé sa détermination à continuer le combat pour la défense de la constitution. ‘’Je voudrais remercier les avocats qui défendent tous les défenseurs de la constitution. Ils ont fait du bon boulot’’, a-t-il déclaré au sortir du tribunal.

‘’Vous avez suivi le procès au tribunal de première de Dixinn et vu comment ils ont déculotté le procureur. Ils ont montré que les accusations étaient mensongères’’, a-t-il ajouté, précisant qu’il sort de prison avec un pincement au cœur ‘’parce que j’y laisse mes compagnons de lutte’’.

Abdoulaye Oumou Sow estime qu’il est hors de question de reculer dans la lutte contre le changement constitutionnel. ‘’Le combat doit continuer au nom de la liberté et de la démocratie’’, a-t-il lancé.

‘’Nous saluons le travail que font nos camarades de lutte. Nous allons nous joindre à eux pour continuer le combat afin de libérer la République des imposteurs’’, a conclu le journaliste.


TPI de Dixinn -le verdict dans le procès de huit responsables du FNDC, vient de tomber. Abdourahamane Sanoh, coordinateur national de ce front, est condamné à un an de prison ferme.

Ses acolytes, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Bailo Destin en main et Bill de Sam, écopent de six mois de prison ferme.

Deux acquittements, ont été prononcés.

Les avocats des leaders du FNDC condamnés relèvent appel de la décision


Au TPI de dixinn, la justice n’a pas été clémente. Abdourahmane Sanoh écope d’un an ferme alors que Sékou Koundouno, Bill de Sam, Ibrahima Diallo et Baïlo Barry ont été condamnés à six mois de prison ferme.

Préalablement poursuivis pour manœuvres et actes de natures à compromettre la sécurité publique et à occasionner des troubles à l’ordre public, après requalification des faits, quatre des huit prévenus ont été retenus dans les liens de la culpabilité pour provocation, manœuvres visant à un attroupement non armée à travers des déclarations et des écrits.

Aussitôt prononcée, aussitôt rejetée. Les avocats de la défense ont immédiatement relevé appel de la décision.

Il faut rappeler qu’Abdourahmane Sanoh a été condamné à un an d’emprisonnement ferme alors que Sékou Koundouno, Alpha Soumah alias Bill de Sam, Ibrahima Diallo et Baïlo Barry ont été condamnés chacun à six mois d’emprisonnement ferme.

Tandis que, les trois autres que sont Mamadou Sanoh, Abdoulaye Oumou Sow et Mamadou Bobo Bah ont été purement et simplement relaxés pour délit non constitué.

Avec Vision Guinée et Mosaique Guinée