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Bah Oury pleure et accuse Cellou Dalein Diallo d'être ingrat: «Je l’ai sauvé au stade en le portant sur mon dos» le 28 septembre 2009

AFRIQUE  /  18 Apr 2017

Extrait d'une déclaration de Bah Oury sur une radio privée de Conakry, mardi 18 avril 2017 :

« (...)

Dans un Etat de droit, la justice doit avoir les derniers mots, cela ne veut pas dire que tout est parfait. Mais, on se bat pour que la justice assume les choses en privilégiant le droit, rien que le droit.

J’ai eu gain de cause dans le dossier civil m’ opposant à Cellou et compagnie, quelqu’un qui aurait pu être le président de la république, c’est-à-dire le garant de l’application correcte de la justice, dit-on, ne prend pas en compte la décision de la justice, on fait ce que bon nous semble, ce gars là devient dangereux pour la république.

Après, ils ont fait appel, ce qui est tout à fait correct et normal dans un processus judiciaire. Quelques temps après, ils ont nommé quelqu’un en utilisant le même procédé qui les a condamnés.

Au point de vue du droit on appelle cela un récidiviste, et ceux qui acceptent le fruit du récidiviste deviennent des receleurs. Notre pays souffre de certains de ses élites qui ont trahi la cause de ce pays et ils continuent à trahir la cause de ce pays.

Je comprends maintenant que ceux qui étaient prétendument présentés comme des meilleurs ministres du général Lansana Conté que le résultat soit ce que nous avons connu.

Et qui nous a amenés les bouleversements de 2005, 2007 etc. parce qu’on se pose la question est-ce que ce sont des femmes ou des hommes qui réfléchissent, qui voient le pays, qui ont étudié, qui connaissent les codes et le fonctionnement ?

J’ai accueilli Cellou au moment où d’autres l’ont refusé. Pour qu’on crée une institution solide, j’ai l’ai sauvé au stade du 28 septembre 2009 en le portant pour l’empêcher de rester sur la pelouse au risque d’y laisser sa vie.

Thiègboro nous a récupérés entre le stade et la sortie, ils nous a mis dans sa jeep pour nous amener au dispensaire du camp Samory Touré.

Je l’ai sauvé la vie, il n’a pas voulu que moi qui l’ai accueilli soit respecté par tous. Mais chacun d’entre nous recevra le salaire de ses actes pas simplement par la justice des hommes mais par la justice de Dieu.

(...) »

Cellou Baldé pour AFRICA MONDE