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Faya Millimouno appelle à une rébellion pour «empêcher Alpha Condé de finir son 2ème mandat» et le chasser immédiatement du pouvoir

AFRIQUE  /  16 Apr 2017

Extrait d'une déclaration de Faya Lansana Millimouno, l'un des opposants guinéens les plus farouches, violents et barbares, extrêmement pressés de prendre les armes à feu contre le régime incapable, incompétent, corrompu et voleur d'Alpha Condé qui se dit "professeur et premier président démocratiquement élu", un régime soldé par une véritable descente aux enfers en Guinée, le pays le plus riche en ressources naturelles mais le plus pauvre du monde en ressources humaines, un Etat toujours dirigé par des nuls depuis l'indépendance en 1958 :

« (...)

Je crois que c’est le Guinéen qui ne veut pas comprendre que le Pr. Alpha veut un 3ème mandat. Les gens continuent à entretenir le doute, en se disant ‘’non, il ne va pas le faire, il va le faire’’. Mais lui, en ce qui me concerne, il y a longtemps qu’il a été plus ou moins clair, qu’il veut un 3ème mandat.

Ce qui reste à faire, c’est d’empêcher Alpha Condé de finir son 2ème mandat. Parce que si les gens croient que c’est un enfant de cœur, donc un jour, il va dire ‘’non, je ne vais pas modifier la Constitution’’.

Il y a deux(2) scenarios possibles que Alpha peut utiliser : forcer pour changer la Constitution, il pourrait avoir à la fois sur le dos la Communauté nationale et internationale ; ou alors jouer à la montre et faire entrer la Guinée dans une crise semblable à celle de la République démocratique du Congo.

Il faut engager la lutte pour écourter le 2ème mandat du président Alpha Condé. Aujourd’hui, Kabila n’est plus président légitime en RD Congo. Mais à cause de ce jeu de la montre, Kabila continue d’être le président et de nommer les Premiers ministres qui acceptent de prendre la fonction.

Il faut que les Guinéens, que nous sommes, comprennent que la seule façon de dire à Alpha que ça suffit, c’est d’engager la lutte pour écourter son 2ème mandat, comme ce fut le cas du Burkinabè. Lorsqu’il verra les Guinéens au sérieux, il comprendra que plus jamais un président n’aura plus de 2 mandats en Guinée.

Je ne suis pas étonné qu’ Alpha continue de dire ce qu’il est en train de dire. Ce sont les Guinéens qui ne veulent pas comprendre qu’il est dans la dynamique de chercher un 3ème mandat. Sinon, il aurait enlevé le gouverneur de Labé qui a été un des premiers à dire qu’il faut un 3ème mandat, voire un 4ème pour Alpha Condé.

Il aurait été en mesure d’enlever le directeur national de la Police quand, dans une assemblée d’un parti politique, où il n’a absolument rien à faire, il a parlé de 3ème ou de mandat éternel.

Nous ne l’avons jamais entendu mettre au pas la "miss" du RPG, c’est-à-dire Nantou Chérif qui a également appelé, à l’occasion de l’assemblée générale du RPG, qu’il faut maintenant que tous les cadres du RPG s’engagent dans la lutte pour un 3ème mandat.

On n’a jamais entendu Alpha les réprimander, les démentir ou prendre une distance vis-à-vis d’eux. Nous n’avons pas non plus entendu le Pr. Alpha Condé dire clairement, comme beaucoup l’ont souhaité d’ailleurs, qu’il ne s’attaquera jamais à la Constitution. Plutôt ce sont les problèmes de Kèlèfa Sall qui se multiplient.

Ce dernier, en fait, ne contrôle plus la Cour constitutionnelle, à cause de sa témérité de ne pas accepter que la Constitution guinéenne change au profit d’un 3ème ou un 4ème mandat. Donc, en ce qui nous concerne, partout où nous passons, nous essayons d’en parler.

Et nous essayons de préparer les esprits des Guinéens que plus jamais un président n’aura plus de 2 mandats en république de Guinée. Et qu’aujourd’hui, tous les Guinéens qui sont au sérieux pour l’avenir de notre pays devaient s’engager dans la voie de plutôt écourter le 2ème mandat du Pr. Alpha Condé.

(...) »

En mai 2016, au début de la folie meurtrière du professeur-président de chercher un troisième mandat, Ousmane Gaoual Diallo de l'UFDG du chef de file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, avait protesté en ces termes :

« (...)

Le vent de modification des constitutions qui a ravagé l’Afrique ne va certainement pas épargner notre pays si cette révision intervenait. Elle marquerait la fin du processus démocratique en Guinée.

Il serait dans ce cas légitime d’utiliser y compris la force pour déloger Alpha du pouvoir. Le moment serait venu pour les Guinéens de prendre les armes pour défendre leur pays.

C’est un verrou que tout le monde protège. Cette simple velléité du Chef de l’Etat démontre sa conception autocratique du pouvoir. Les dictateurs ont tendance à voir la stabilité comme personnalisée, s’ils restent au pouvoir !

Pour le cas de la Guinée, la constitution guinéenne n’offre aucune possibilité au Chef de l’Etat de consulter le peuple sur cette question. Alpha n’a qu’à revoir, sa connaissance de la constitution guinéenne.

(...) »

Pauline Béavogui pour AFRICA MONDE